Interview alumni : Amir FOURATI, consultant freelance en data gouvernance.

Interview alumni : Amir FOURATI, consultant freelance en data gouvernance.

Diplômé de CY Tech en 2017, Amir FOURATI incarne un parcours audacieux, à la croisée du conseil, de la data et de l'entrepreneuriat. Passé par de grands cabinets avant de devenir freelance, il s’est spécialisé dans la data gouvernance, un domaine méconnu mais stratégique pour les entreprises. Dans cette interview, il partage les étapes de son parcours, les défis de son métier et ses conseils à celles et ceux qui voudraient suivre une voie similaire.

Pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours professionnel ?

Je m'appelle Amir FOURATI, je suis consultant freelance en data gouvernance. J'ai été diplômé de CY Tech en 2017, dans la spécialité BI Data Analytics. Mon parcours est un peu particulier : je n'ai fait que deux années à CY Tech. J’ai effectué la première partie de cursus à l'université SESAME à Tunis, grâce à un partenariat entre les deux établissements.

Depuis mon diplôme, j'ai passé six années dans le conseil, au sein de cabinets comme CGI Business Consulting, Deloitte et PWC. Puis, j'ai voulu explorer un autre aspect du monde tech : la vente de logiciels. Finalement, j'ai décidé de me lancer à mon compte, pour exercer mon métier avec davantage de liberté et d'autonomie.

Pourquoi avoir choisi de vous lancer dans l'entrepreneuriat ?

C'est d'abord une volonté très personnelle : celle de créer quelque chose à mon image, d'avoir la maîtrise de mon parcours et de mes choix. Le modèle classique d'évolution en entreprise est très respectable, mais je voulais aller plus loin.

Mon bagage à CY Tech m'a beaucoup servi, notamment les cours de droit, de comptabilité et d'analyse financière. Aujourd'hui, en tant que dirigeant d'entreprise, je peux discuter avec mon comptable, gérer des procédures administratives ou lire des contrats avec aisance. Évidemment, l’aspect technique reste au centre de mon activité.

Quelles sont vos missions principales ?

Je suis spécialisé dans la data gouvernance. C'est un domaine qui ne relève pas uniquement de la technique pure, mais plutôt de la compréhension des flux de données, des rôles et responsabilités autour de ces données, et de leur conformité avec les réglementations et les besoins business.

Je travaille main dans la main avec les équipes métier de mes clients pour les aider à comprendre l'utilisation de leurs données, les rationaliser, les transformer en levier de performance économique. Il y a aussi des aspects de qualité de données, d'organisation humaine et de monétisation.

Très concrètement, cela demande une grande capacité d'adaptation, de la pédagogie et une excellente communication. J'agis souvent comme un trait d'union entre les experts techniques et les utilisateurs métiers, qui peuvent être très éloignés de ces sujets.

Quelles qualités sont essentielles pour exercer ce métier ?

Il faut être à l'écoute, organisé, proactif, curieux, faire preuve d'abnégation et d'esprit de synthèse. La clé, c'est l'adaptabilité : être capable de changer de contexte, de client, de secteur, tout en gardant une rigueur constante.

Pourquoi avoir choisi de travailler dans la data, et plus particulièrement dans le consulting ?

J'ai voulu m'éloigner d'une trajectoire uniquement technique. La data, tout le monde en produit, tout le monde en utilise. En la comprenant, on comprend ce que fait une entreprise. C'était pour moi un excellent point d'entrée pour acquérir une vision globale.

Le conseil, ensuite, m’a permis de multiplier les contextes, les secteurs, les problématiques. C'est très formateur en début de carrière, mais il faut être prêt à sortir de sa zone de confort : certains cabinets changent de mission toutes les deux semaines, d'autres tous les deux ans. Il faut bien choisir en fonction de ce que l'on cherche.

Quel est le plus grand défi que vous avez rencontré ?

Le plus grand challenge est celui de la communication. J'interagis avec des interlocuteurs très variés : juristes, commerciaux, marketing... qui n'ont pas toujours les bases techniques. Il faut savoir vulgariser, illustrer avec leurs références, adapter son discours en permanence.

Cela demande une grande dose d'écoute et de préparation. C'est un exercice délicat mais passionnant.

Quel est votre meilleur souvenir à CY Tech ?

Je me souviens de la semaine d'élection du BDE. On pouvait commander des crêpes à n'importe quelle heure... C'était une découverte pour moi, qui ne connaissais pas la culture BDE en Tunisie. Cette semaine très vivante, très créative m'a marqué.

Plus globalement, je retiens l'ambiance chaleureuse du campus de Cergy, la proximité avec les enseignants, certains avec qui je garde encore contact aujourd'hui. C'était un environnement stimulant et bienveillant.

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